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Haïti - Gangs : Recrutement d’enfants en hausse de 200% sur un an 13/02/2026 09:20:28
Dans la cadre de la commémoration de la Journée Internationale de la main rouge, (12 février) pour sensibiliser et agir contre le recrutement et l’utilisation des enfants par des acteurs armés, l’UNICEF rappelle que le nombre d’enfants recrutés et utilisés par des groupes armés en Haïti atteint des records, avec une augmentation de 200 % en 2025, selon les estimations. Cela reflète une dépendance croissante à l’exploitation des enfants, dans un contexte de violence persistante des groupes armés. La situation des enfants en Haïti reste critique. Plus de 1,4 million de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, dont plus de la moitié sont des enfants confrontés à des crises multiples et à l’extrême pauvreté. « Les enfants en Haïti sont souvent contraints de rejoindre des groupes armés pour subvenir aux besoins de leur famille ou après avoir reçu des menaces directes à leur encontre ou à l’encontre de leurs proches. D’autres sont recrutés après avoir été séparés de leur famille, se tournant vers des groupes armés afin d’assurer leur survie et trouver une protection. « Les droits des enfants sont non négociables », a déclaré Catherine Russell la Directrice Générale de l’UNICEF « Chaque enfant doit être protégé. Et chaque enfant recruté ou utilisé par des groupes armés doit être libéré et accompagné afin qu’il puisse guérir, reprendre le chemin de l’apprentissage et se construire un avenir ». « Le recrutement et l’utilisation d’enfants par des groupes armés constituent une violation grave de leurs droits, et enrôler des enfants, quel que soit leur âge, dans des groupes armés est une violation du droit international. Le recrutement dans des groupes armés expose les enfants à de multiples risques, y compris à des blessures, des mutilations ou la mort au combat, à des abus sexuels, psychologiques et physiques, et à la détention arbitraire, tout en perturbant leur accès à l’éducation, ce qui compromet leur sécurité, leur bien-être et leur développement dans son ensemble. Depuis la signature du Protocole de transfert en janvier 2024, l’UNICEF et les acteurs de la protection de l’enfance ont pu identifier plus de 500 enfants associés à des groupes armés et leur fournir des services de protection et de réintégration spécialisés dans tout le pays. Avec le Ministère des affaires sociales et du travail, l’Institut haïtien du bien-être social et de recherche, le Ministère de la justice, le Ministère de l’Éducation Nationale, Herwil Gaspard le Ministre délégué auprès du Premier Ministre à la solidarité et aux affaires humanitaires, et en coordination avec la Société Civile, les organismes onusiens, les partenaires humanitaires et la communauté internationale, l’UNICEF fournit aux enfants et aux familles : • Un soutien psychosocial, une prise en charge personnalisée, une orientation vers des services de santé et de protection, un soutien à l’éducation et des espaces d’apprentissage temporaires là où c’est nécessaire, ainsi qu’une assistance pour la recherche et la réunification des familles lorsque cela est possible, le tout fourni dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. • La prévention du recrutement et la réintégration/réadaptation à travers le programme PREJEUNES qui aide les adolescents et les jeunes à sortir des groupes armés et qui protège ceux qui risquent de les rejoindre en réduisant les vulnérabilités, en renforçant les environnements protecteurs et en soutenant l’inclusion sociale. « L’UNICEF appelle les autorités nationales et toutes les parties prenantes à consolider les systèmes de protection de l’enfance, à garantir un accès sûr et durable aux services essentiels, et à renforcer les services de recherche et de réunification des familles lorsque cela respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et peut être fait en toute sécurité. Les communautés ont également un rôle crucial à jouer dans la prévention, y compris à travers des réseaux de protection de l’enfance locaux et communautaires, et des systèmes de signalement sûrs et confidentiels qui peuvent rapidement mettre en relation les enfants risquant d’être recrutés avec des services d’accompagnement. En parallèle, l’UNICEF appelle les gouvernements donateurs, le secteur privé et autres à promouvoir les programmes de soutien essentiels pour les enfants et les familles touchés par la violence, qui manquent considérablement de financements. « Les enfants associés à des groupes armés ne doivent pas être traités comme des responsables », a déclaré Catherine Russell. « Ils doivent bénéficier de services de réintégration appropriés et être protégés contre des risques supplémentaires, la stigmatisation ou des représailles. » HL/ HaïtiLibre
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