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Haïti - Insécurité : Le péristyle «Sosyete Lafrik Ginen», saccagé et incendié
04/04/2025 10:10:50

Haïti - Insécurité : Le péristyle «Sosyete Lafrik Ginen», saccagé et incendié

L’insécurité qui gangrène Haïti s’attaque aussi à la mémoire, ce lien fragile entre les vivants et les ancêtres, subissant les assauts des groupes armés.

À Port-au-Prince, où la terreur dicte la loi, les sites historiques, archéologiques et culturels deviennent des territoires interdits, abandonnés faute de pouvoir être protégés.

Le vaudou, cœur battant de l’identité haïtienne, n’échappe pas au saccage. Le péristyle « Sosyete Lafrik Ginen », a Martissant en est un témoin silencieux. Incendié par des hommes armés, il a vu ses divinités jetées aux flammes.

Mais au milieu des cendres, quelques artefacts ont survécu. Grâce à la vigilance des Hounsis (initiés) et à l’intervention du Bureau National d’Ethnologie (BNE), certains objets sacrés ont été sauvés, des témoins mutilés d’une mémoire qu’on tente d’effacer.

De ce drame est née une collection au nom lourd de sens « Objets violés de Martissant ». Désormais conservée au BNE, cette collection incarne la résistance d’un patrimoine blessé mais vivant.

Ce n’est pas seulement un temple qui brûle. Ce n’est pas seulement du bois et des pierres que l’on détruit. C’est une culture que l’on assassine à petit feu.

Un peuple qui abandonne sa mémoire creuse sa propre disparition. Le Bureau National d’Ethnologie en appelle à la conscience collective « protéger notre héritage, c’est défendre notre identité. Un peuple sans mémoire n’est qu’un silence promis à l’oubli ».

BNE/ HL/ HaïtiLibre



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