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Haïti - FLASH : Trump justifie l’opération contre le Venezuela avec une doctrine vieille de plus de 200 ans
05/01/2026 07:35:32

Haïti - FLASH : Trump justifie l’opération contre le Venezuela avec une doctrine vieille de plus de 200 ans

L’actualité géopolitique est marquée par un tournant historique suite à l’opération militaire à Caracas et à l’arrestation de Nicolas Maduro. Samedi 3 janvier, lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump a ressuscité la doctrine Monroe, vieille de plus de deux siècles (1823). Cette doctrine stipule que l’Amérique latine et plus généralement les Amériques sont la sphère d’influence exclusive des États-Unis. Trump a invoqué cette doctrine pour justifier la politique étrangère américaine et la prise de contrôle temporaire du Venezuela par les forces américaines.

Origines historiques de la doctrine de James Monroe à Theodore Roosevelt :

Cette doctrine a été instaurée en 1823, par le cinquième Président américain, James Monroe. Les États-Unis sont alors indépendants depuis moins de 50 ans et le monde évolue rapidement, la majeure partie des pays d’Amérique latine ayant arraché leur indépendance auprès des puissances coloniales européennes. La doctrine Monroe établit donc tout d’abord une distinction entre l’Ancien Monde et le Nouveau Monde.

Les États-Unis s’engagent à ne pas intervenir dans les affaires internes et militaires des pays européens, ni auprès de leur colonie. En contrepartie, Washington déclare que les Amériques ne sont plus ouvertes à la colonisation et que toute tentative européenne d’ingérence dans un de ces pays serait perçue comme un acte hostile envers les États-Unis.

En 1904, le Président Theodore Roosevelt a renforcé cette vision en introduisant son célèbre corollaire « Gendarme des Amériques », s’octroyant ainsi le droit d’intervenir militairement dans les pays latino-américains en cas de « défaillance » de leur part. Ce texte a établi les États-Unis comme force de police régionale, justifiant l’annexion de Porto Rico en 1898 et les luttes anti-communistes durant la Guerre froide.

La stratégie de Donald Trump : Nationalisme et ressources naturelles :

Aujourd’hui, l’administration Trump modernise cette vision à travers une nouvelle « Stratégie de sécurité nationale ». Ce document, plus nationaliste, repose sur trois piliers :

Contrôle des ressources : Accès prioritaire aux gisements stratégiques (notamment le pétrole vénézuélien).

Lutte contre l’immigration : Stabilisation forcée des gouvernements pour limiter les flux migratoires vers le Nord.

Éviction des rivaux mondiaux : Bloquer l’influence de la Chine et de la Russie dans l’hémisphère Ouest.

Aujourd’hui Donald Trump se réapproprie cette doctrine et n’hésite pas à y ajouter ses propres obsessions. Lors de sa conférence il a notamment fait référence à un autre document, publié il y a près d’un mois par son administration et qui redéfinit la « Stratégie de la Sécurité Nationale » des États-Unis, ouvertement nationaliste. S’agissant de l’Amérique latine, ce document affirme notamment que les États-Unis doivent chercher à accéder aux ressources et aux emplacements stratégiques et veiller à ce que les gouvernements de la région soient « suffisamment stables et bien gouvernés pour prévenir et décourager les migrations massives vers les États-Unis ».

Les États-Unis « refuseront aux concurrents non hémisphériques la possibilité de positionner des forces ou d’autres capacités menaçantes, ou de posséder ou de contrôler des actifs stratégiques » dans la région, selon le document, faisant allusion entre les lignes à la Chine, principal acheteur du pétrole vénézuélien.

Mais l’ambition de Trump ne s’arrête pas au Venezuela. Entre velléités d’annexion du Groenland, du Canada ou la reprise en main du canal de Panama, Donald Trump dessine une carte du monde où la souveraineté américaine ne connaît plus de frontières géographiques traditionnelles.

SL/ HaïtiLibre



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