
Haïti - FLASH : Tentative de révocation du P.M. mis en échec par les USA 22/01/2026 08:05:58
Mercredi 21 janvier 2026, le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé a échappé à une révocation de justesse, une résolution de son renvoi avait l’appui de 5 membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), avant que le Conseiller Smith Augustin reviennent finalement sur sa décision et refusé de signer. Les signataire de cette résolution non majoritaires sont les Conseillers : Fritz Alphonse Jean, Leslie Voltaire, Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils. Dans une correspondance adressée aux membres du Conseil, Laurent Saint-Cyr Président pro tempore et Coodonnateur du CPT écrit « […] Je m’oppose à toute résolution visant à remettre en cause la stabilité gouvernementale à l’approche du 7 février et dénonce toute tentative de précipitation ou de prise de décisions majeures sans un dialogue élargi, structuré et véritablement représentatif des différents secteurs de la vie nationale, y compris de la diversité des sensibilités politiques ayant disposé, à des degrés divers, d’une légitimité électorale avérée. À l’approche d’échéances institutionnelles majeures pour la Nation, toute initiative susceptible d’alimenter l’instabilité, la confusion ou la rupture de confiance comporte des risques sérieux pour le pays. Haïti ne peut se permettre ni décisions non concertées, ni calculs politiques à courte vue […] » Téléchargez l’intégralité de la correspondance de Saint-Cyr (PDF en français) » : https://www.haitilibre.com/docs/correspondance-Laurent-SAINT-CYR-CPT.pdf Mais ce qui a probablement fait échouer cette tentative de révocation, c’est la très sérieuse menace directe de l’Ambassade américaine aux membres du CPT qui écrit sans équivoque dans sa correspondance « L’objectif des États-Unis pour Haïti demeure l’instauration d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité. Toute tentative de modification de la composition du Gouvernement par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), non élu, à ce stade avancé de son mandat, serait considérée par les États-Unis comme une manœuvre visant à saper cet objectif et, de ce fait, serait nulle et non avenue. Les États-Unis considéreraient que toute personne soutenant une telle initiative déstabilisatrice, favorable aux gangs, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien, et prendront les mesures qui s’imposent en conséquence. » S/ HaïtiLibre
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